[RDC-Sécurité] Ernest Kyaviro exige la démission de Leila  Zerrougui (Tribune)

[RDC-Sécurité] Ernest Kyaviro exige la démission de Leila Zerrougui (Tribune)

Il y a 4 semaines Non Par La Rédaction
Vous avez aimé ? Partagez !

(Kinshasa, le 18 octobre 2018)-Le député honoraire, Jean Louis Ernest Kyaviro exige la démission de la représentante spéciale du Secrétaire Général de l’ONU en RDC. Ci-dessous les motivations de sa démarche. 

Appel à la démission de Madame LEILA ZEROUGUI, Représentante Spéciale du Secrétaire Général de l’ONU en RDC

Mesdames et messieurs,

Suite aux révélations de Madame Leila ZEROUGUI, Représentante du Secrétaire Général de l’ONU en RDC, livrées au cours de son point de presse de ce mardi 16 octobre à Kinshasa, j’appelle à sa démission immédiate, car elle a clairement affiché son refus de remplir sa mission et devient ainsi un obstacle à l’application de la Résolution 2409 qui fonde l’action de la MONUSCO.

En effet, madame ZEROUGUI a déclaré :

1. Que la « crédibilité des élections ne concerne pas l’ONU et ne concernait que les congolais. » Ceci est contraire au mandat de la MONUSCO qui, en application de la Résolution 2409, a le devoir de veiller à l’application de l’Accord du 31 décembre 2O16, lequel exige des élections crédibles, inclusives, transparentes et apaisées. En prétendant que « la crédibilité des élections, c’est pour les congolais », elle vient de contredire la dernière mission du Conseil de Sécurité qui est revenue sur cette exigence tout en affichant son absence de volonté à contribuer à l’amélioration de la qualité des élections.

2. Prenant à contre pieds la plainte de l’équipe de riposte contre EBOLA qui exige la sécurisation de la zone affectée par cette épidémie, elle prétend que c’est plutôt EBOLA qui empêche de lutter contre les ADF. Par ailleurs elle dit n’avoir pas de budget contre EBOLA. En termes clair, elle est dans un cercle vicieux dont la conséquence est que les gens, par la double action des ADF et de EBOLA, vont continuer à mourir à BENI sous les yeux de la MONUSCO.

3. Elle demande de négocier avec les terroristes ADF qui ont tué des milliers de congolais et plusieurs casques bleus. Cet aveu d’échec sans combattre suffisamment veut dire qu’elle refuse d’appliquer son mandat qui est l’éradication des forces négatives.

4. Alors que le Conseil de Sécurité demande un consensus sur une machine à voter rejetée par une large part de la population, madame LEILA a annoncé que la MONUSCO était prête à accompagner les élections sans tenir compte de leur crédibilité qui ne la concerne pas, ni de la présence ou non de la machine à voter.

De ce qui précède, il est clair que la diplomate algérienne devient un obstacle majeur à l’application de la Résolution 2409 en refusant de remplir la mission lui confiée par le Conseil de Sécurité de l’ONU et en contredisant ouvertement le Conseil de Sécurité qui l’a mandaté.

En conséquence, laisser ZERUOUGUI en poste devient un danger pour la crédibilité du processus électoral, l’intégrité du territoire national et la stabilité de la Région.

Aussi, nous demandons :

1. Que le Secrétaire Général de l’ONU lui retire immédiatement son mandat pour refus de remplir sa mission qui est l’application de la Résolution 2409 et de veiller à l’application de l’Accord de la Saint Sylvestre, attitude qui mets en péril la stabilité du pays et celle de la région toute entière.

2. Que les pays membres du Conseil de Sécurité, la SADEC, l’Union Africaine et la CIRGL lui retirent immédiatement leur confiance et exigent son remplacement car par son refus de remplir sa mission en cette période sensible, elle constitue désormais un danger pour la Paix dans la région.

3. Que l’ensemble du peuple congolais, les élus, la Société Civile, les organisations de défense des droits de l’homme(Les AMIS de Nelson MANDELA, ACAJ, ASADHO, CRDH, La Voix des Sans Voix, Amnesty International, le Ballet Citoyen, Human Rights Watch…), la Nouvelle Société Civile Congolaise, le CLC, l’opposition, les autres mouvements citoyens prennent acte de son refus de remplir la mission lui confiée par la Résolution 2409 et exigent sa démission immédiate, faute de quoi lance des actions de pression à cet effet.

4. Que toutes grandes personnalités du Monde : Universitaires, Prix Nobels, humanistes, personnes de bonne volonté répercutent cet appel pour sauver des vies humaines et la stabilité de la région des Grands Lacs.

5. Que les Etats-Unis d’Amérique, le Royaume-Uni, la France, l’Union Européenne, l’Inde, la Tanzanie, la République Sud-Africaine, le Japon, le Malawi, la Zambie, le Sénégal et tous les autres pays contributeurs de la MONUSCO demandent d’urgence que leurs contributions et les vies de leurs citoyens ne soient pas laissées entre les mains d’une personne qui refuse de se conformer aux prescrits de sa mission, ce qui non seulement entraine un gaspillage de ressource, mais menace la vie du personnel tout en éclaboussant l’image de marque de l’Organisation des Nations Unies.

6. Que les Nations Unies diligentent une enquête sur la gestion des opérations contre les ADF de janvier en octobre 2018 par la MONUSCO, enquête qui aidera le monde à comprendre comment il y si peu d’attaques contre ce groupe pendant que des sacs de coltan se sont retrouvés dans des véhicules blindés destinés à des opérations militaires.

7. Que la population, la Société Civile et les notables de BENI comprennent que le Chef de la MONUSCO n’a aucune volonté de remplir sa mission de combattre les ADF et en tirent les conséquences qui s’imposent.

Fait à Kinshasa, le 17 octobre 2018

Jean-Louis Ernest KYAVIRO MALEMO,
Député Honoraire de la ville de BENI