RDC-Ordonnances controversées: André Mbata et Jean-Marc Kabund font leur numéro[réflexion ]

Il y a 1 semaine Non Par La rédaction
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(Kinshasa,  le 13 juin 2019) Après les attaques ayant ciblé la présidente de l’assemblée nationale et quelques députés nationaux à la suite de la motion sur les dernieres ordonnances du chef de l’état,  un congolais a réfléchi sur les commanditaires et tireurs de ficelle des troubles qui s’en sont suivi.

Une réflexion de Fiston Kamanda :

Comme pour détourner l’attention de l’opinion sur leur responsabilité, des proches du Président Félix Tshisekedi au Palais de la Nation et au parti ont suggestionné mobilisation de la base de lUdps pour s’attaquer violemment à l’Institution Assemblée nationale et à ses membres, sa présidente principalement.

La journée du lundi 10 juin 2019, Mme Jeannine Mabunda a été injuriée comme ne peut le faire qu’une société de culture basse. Des femmes de lUdps, à commencer par la Première Dame Denise Nyakeru Tshisekedi, ne peuvent pas ne se sentir touchées dans leur chair par lavalanche des propos obscènes déversée sur leur soeur. Et avec elles, toutes les femmes du cabinet du Président de la République, du Sénat, des partis politiques et de la Société civile. Et encore avec elles, toutes les mères des combattants ayant envahi les installations du Palais du peuple.
Pire : Jean-Marc Kabund a fait son numéro en passant un message capté 5/5 par tout élu : lépée de Damoclès brandie désormais sur lordre institutionnel via larme de rue, alias Base.
Un président qui se révèle incapable de contrôler les siens ne lest que détiquette.
Dommage de constater côté Fcc du moins sa représentation à lAssemblée nationale un silence de cimetière. Comme par peur ou par gêne, sinon par mépris.
Jusque ce mardi 11 juin 2019 midi, aucun geste de solidarité à légard des victimes de la fatwa des combattants na été fait. Personne nose lever le petit doigt ou la voix pour dénoncer la dérive totalitaire qui sannonce.
On apprend, par exemple, que Me Gérard Katambwe, constitutionnaliste-maison, a été empêché de répondre à André Mbata, auteur lui aussi dun numéro au sujet desdites ordonnances. Tout le monde la entendu le 5 juin 2019 justifier la promulgation par une situation exceptionnelle. «Nous sommes tous daccord que dans un temps normal, les ordonnances présidentielles, dans plusieurs matières, doivent être contresignées par le Premier ministre. Evidemment, il y a des exceptions. Mais, ici, je trouve quon est dans une situation exceptionnelle () Vous avez un Premier ministre (Bruno Tshibala) qui est démissionnaire, mais qui expédie encore les affaires courantes. Et en même temps, lEtat doit continuer. Qui représente lEtat ? Cest le chef de lEtat qui représente lEtat. LEtat ne doit pas mourir ou cesser dexister. Il ny a pas dinanition de lEtat parce quil ny a pas un gouvernement. Non, lEtat doit fonctionner. Je crois que cest dans ces circonstances exceptionnelles que le président de la République a pris ces ordonnances», dit-il.
Le 7 juin 2019, se présentant sur le plateau de la Rtnc, il soutient la thèse de la régularité des ordonnances et exhibe le contreseing du Premier ministre Bruno Tshibala, ignoré le 3 juin par le porte-parole Tharcisse Kasonga Mwema. Ainsi, en moins de 48 heures, le Pr des Universités va soutenir une thèse et son contraire.
Il sait, lui aussi, pour qui il roule.
Pas pour le Chef de l’Etat Félix Antoine Tshisekedi.