RDC : OGEFREM, l’intersyndicale dénonce la décision de José Makila et menace d’aller en grève

RDC : OGEFREM, l’intersyndicale dénonce la décision de José Makila et menace d’aller en grève

Il y a 5 mois Non Par La Rédaction
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(Kinshasa ,le 10 mars 2018) – D’après les défenseurs des travailleurs de l’Office de gestion des frets multimodal (OGEFREM), le vice-premier ministre des Transports et voies de communication, José Makila va au sens opposé de la gestion administrative cet établissement public en réintégrant les agents véreux punis par un licenciement pour détournement.

En effet, le ministère exerçant la tutelle technique et le président du Conseil d’administration de l’Ogefrem veulent se passer des textes légaux et réglementaires pour imposer une solution politique dans l’affaire des agents licenciés pour fraude avérée et détournements constatés dans cet office.

José Makila s’appuie sur un rapport circonstancié des recours des cadres et agents de l’Ogefrem, pourtant valablement licenciés, lui adressés par le président du Conseil d’administration, pour exiger leur intégration.

D’après l’intersyndicale, il s’agit d’une confusion, mieux, d’un revirement spectaculaire, dès lors que le même José Makila avait entériné les rapports de la commission de discipline sur les dossiers disciplinaires de ces agents et cadres par sa lettre du 17 novembre 2017. Rapport qui a été préalablement validé par le Conseil d’administration lors de ses réunions tenues les 6 et 7 novembre 2017.

Dans ce rapport, il a été établi que les personnes concernées ont été valablement licenciées. Il s’est agi des cas, soit, des détournements, soit, de gabegie financière avérée, ou soit, d’insubordination. N’était-il pas logique, à cet effet, pour un nouveau départ que soit extirpé de cet office des antivaleurs ?

Par son action, du reste arbitraire, le vice-premier ministre attribue ainsi au président du Conseil d’administration des pouvoirs exceptionnels en violation des statuts de l’Ogefrem. Ce dernier s’invite, par conséquent, dans la gestion quotidienne de l’Office en posant des actes attribués expressément aux mandataires actifs (Direction générale).

Du côté de l’Intersyndicale, on n’est pas prêt à laisser passer la violation des textes qui consacre ipso facto l’impunité. Elle attend du vice- premier ministre José Makila de faire preuve d’objectivité qui implique le respect des dispositions statutaires et conventionnelles de l’Ogefrem.

Aussi, préconise – t – elle, l’arbitrage du ministère de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale. A défaut, la seule voie ouverte pour les licenciés, serait le recours à la justice conformément à la décision du Conseil d’administration prise en dates du 6 et 7 novembre 2017.

Loin de lâcher prise, l’Intersyndicale rappelle que toute autre démarche rencontrera son opposition. Et elle n’hésitera pas à décréter un arrêt de travail déjà sollicité par les travailleurs à l’occasion de l’Assemblée générale tenue le 1er mars 2018.

A l’évidence, la confusion créée délibérément par le ministère de tutelle risque d’annihiler les efforts de redressement de la gestion et de l’amélioration de l’image de l’Office, entrepris par le nouveau comité en place depuis juillet 2017.

Le flou qui suscite des interrogations, c’est aussi le fait que le vice-premier ministre en charge des Transports ne consent pas à convoquer une réunion d’évaluation telle que prévue à l’article 9 du protocole d’accord pour constater la confiance renouvelée et la paix sociale dans lesquelles baignent les travailleurs actuellement.

Dépêche .cd