RDC : Le Gouvernement Tshibala source d’un profond malaise au sein de la classe politique

RDC : Le Gouvernement Tshibala source d’un profond malaise au sein de la classe politique

mai 13, 2017 Non Par admin
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(Kinshasa, le 13 Mai 2017) – La composition du Gouvernement Tshibala semble avoir renforcé les fissures qui existaient déjà tant au sein de la Majorité Présidentielle que de l’Opposition acquise aux deux derniers accords politiques (du 18 Octobre et de 31 Décembre 2016).
Dans les préparatifs de l’investiture annoncée pour ce lundi, plus d’un analyste observe une série de mécontentements au sein de la classe politique.
Dans la Majorité Présidentielle, de la liste traditionnelle de mécontents s’ajoutent Patrick Bologna de l’ACO, Athanase Matenda du NAD, Venant Tshipasa de la COFEDEC qui aurait suspendu sa participation du Bureau Politique alors que Bulambo Kilisho semble, lui aussi menacer de se retirer. Il y a également l’UDECO de Banza Mukalayi qui n’a pas trouvé son compte dans ce Gouvernement.
Cette situation, commente une source proche de la Majorité Présidentielle, révèle un malaise au sein de cette famille politique dans un contexte où ce sont les mêmes qui occupent des postes et d’autres brillent par les cumuls de fonctions.
Pour y remédier, ajoute la source, cela nécessite une intervention de son Autorité Morale, à savoir : M. Joseph Kabila.
Côté Opposition, l’UNC figure parmi les partis signataires de l’Accord de l’OUA à avoir été victime de ce que d’aucuns qualifient du partage non équilibré ni réaliste des postes au sein de l’Exécutif national.
Le PND a même appelé ses délégués et alliés à se retirer des institutions qu’il qualifie d’illégitimes pour avoir violé l’Accord politique de la Saint Sylvestre.
Dans les rangs du Rassemblement dissident, il y a d’autres déçus comme Roger Lumbala qui aurait tout fait pour entrer au Gouvernement. Cependant, leur grand gagnant, le Jokker, c’est Lisanga Bonganga.
Le Rassemblement Originel étant resté de marbre, le black out de ce Gouvernement est total. Toutefois, dans cette plateforme certains se réjouissent du débauchage des certains de leurs ex membres qui œuvraient pour des intérêts autres que ceux poursuivis par le groupe.
Malgré la proportion de 41% pour la Majorité Présidentielle contre 56% au sein du Gouvernement Tshibala, les femmes sont toutes aussi mécontentes de leur faible représentativité : 6 femmes sur les 59 postes.
Certaines d’entre elles rappellent au Chef de l’Etat son engagement pour le respect de la parité consacrée par la Constitution de la République.
C’est dans ce contexte de tension et de malaise que l’Investiture du Gouvernement Tshibala se prépare.