[RDC-EPSP] Butembo : le SYECO appelle à un mouvement de grève des enseignants 

[RDC-EPSP] Butembo : le SYECO appelle à un mouvement de grève des enseignants 

Il y a 2 semaines Non Par La Rédaction
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(Kinshasa, le 29 octobre 2018)-Le syndicat des enseignants du Congo/antenne de Butembo a pris cette décision ; à la suite des derniers massacres de BENI.

Ce lundi 29 octobre 2018,  date du début de la grève illimitée en ville commerciale de Butembo, dans l’Est de la république démocratique du Congo, e secteur éducatif n’a pas connu son cours normal.
Quelques élèves courageux qui se sont présentés dans leurs écoles respectives ont fait face à l’absence d’un bon nombre de leurs enseignants.
La plupart d’écoles ont quasiment gardées leurs portes fermées.
Contacté par dépêche.cd,  le secrétaire permanent du SYECO/antenne de BUTEMBO,  MBUSA MAPENDO a expliqué en ces termes : « cette grève ira jusqu’à nouvel ordre,jusqu’à ce que les autorités nous donnent les mesures de sécurisation des enseignants. Lors du dernier massacre, nous avons perdus huit enseignants, deux élèves, douze écoliers et quatre sont gravement blessés. Nous disons qu’il faut qu’on arrête pour voir comment l’Etat pourra s’impliquer dans la sécurisation des enseignants ».

Et d’ajouter que « nous sommes prêts pour un dialogue avec le gouvernement. Nous voulons surtout qu’on nous précisent le niveau de sécurisation de notre milieu de travail ».

Vers une année blanche dans le grand nord?

Cette crainte est partagée non seulement par les autorités politico-administratives de Butembo, mais aussi par celles de l’EPSP.

Pour Gilbert BWAMBALE, Bourgmestre de la commune kimemi,  le SYECO doit mettre de l’eau dans son vin car « l’éducation est partiellement pris en charge par les parents. Nous ne comprenons pas comment le SYECO veut endurcir la grève pendant qu’un compromis a été trouvé. L’insécurité qui se passe à BENI concerne toute la communauté et non seulement le secteur éducatif ».
Cette grève illimitée décrétée par le syndicat des enseignants du Congo est jugée de « trop » par plus d’une autorité scolaire des écoles privées. Elles expliquent cette situation par un impact négatif à leurs survies surtout qu’elles dépendent des frais scolaires que payent les élèves.

DÉPÊCHE.CD