Insécurité au Nord-Kivu : Prince Bagheni interpelle Félix Tshisekedi

Insécurité au Nord-Kivu : Prince Bagheni interpelle Félix Tshisekedi

Il y a 1 semaine Non Par La Rédaction
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(Kinshasa, le 10 août 2019), Touché par la situation sécuritaire dégradante au Nord-Kivu, Prince Bagheni Kasero, un journaliste et philanthrope basé à Goma a adressé une lettre d’interpellation au chef de l’État, Felix Tshisekedi. Il appelle ce dernier à agir et prendre ses responsabilités en tant que garant de la paix et du bon fonctionnement de la nation.

Ci-dessous, l’intégralité de sa lettre !

Monsieur le Président Felix TSHISEKEDI, chef de l’État,
l’homme qui gouverne.

Je suis prince Bagheni Kasero, jeune congolais, philanthrope et journaliste, résidant à Goma, chef-lieu de la province du Nord Kivu, je suis âgé de 25 ans, je ne suis pas dans le camp de ceux-là qui ont toujours souffert en silence, jai appris à réfléchir à haute voix, cest ma manière dapporter mon édifice pour la construction de ce pays.

Monsieur le président
Avec mon cur et ma tête,
Je me décide de vous écrire cette note, et j’ai l’espoir qu’elle pourra vous parvenir.
Vous êtes président de la République Démocratique du Congo,
Depuis l’école primaire, l’on m’a appris toutes les richesses de ce pays,
Mais avec la petite expérience, j’ai été témoin de toutes les souffrances traversées par le peuple.
Monsieur le Président,
Peut être il y a ceux qui ont oublié où vous étiez Hier avant d’être aux affaires aujourd’hui,
Je les rappelle que vous venez d’une opposition,
Pas n’importe laquelle, mais une opposition entendue par les foules,
Hier c’est vous qui donniez toutes sortes de critiques au régime, permettez que je l’appelle régime passé,
Une intervention qui était venue de vous lors d’un échange avec un journaliste dune chaine internationale me revient en mémoire, il vous a posé une question, c’est quoi le problème du Congo ? Avec toute énergie, vous lui avez répondu, le problème du Congo c’est Kabila,
Ces genres de propos vous ont rendu populaire, et cela parce que le peuple voulait que vous parliez ainsi.
Aujourd’hui c’est vous qui êtes aux affaires,
Le peuple a comme impression que vous avez déjà oublié votre Hier,
Il ne comprend pas comment vous n’êtes pas sur cette ligne tracée par le parti initié par les 13 parlementaires à l’époque du feu Mobutu Seseko kuku Ngwendu wa Zabanga dheureuse mémoire,
Le peuple d’abord, votre père, le disait la journée tout comme na Butu,
Aujourd’hui le sort de ce peuple est dans les oubliettes, il nest pas respecté partout,
Monsieur le Président, permettez que je vous rappelle que dans ce pays on veut vous voir actif.
Avant que vous ne soyez président, on collait sur votre personne plus d’un meilleur qualificatif.
Je me rappelle le jour où, le candidat commun de l’opposition a été désigné à Genval, votre nom n’était pas cité pourtant il était entendu par la plupart de congolais,
Vite, vous avez retiré votre signature en disant que vous avez entendu la voix de la base.
Je vous écris cette note sans être de cette base,
Monsieur le Président, avant que vous ne soyez aux affaires,
Le peuple était massacré,
il était chômeur,
Il était sans Chef, et vivait dans une situation voulue par un chef autoproclamé.
Au cas où vous auriez oublié de parcourir les informations qui sont publiées minutes après minutes dans les sites d’informations, je vois www.citizensmag.glomeec.com www.crdh.org,www.actualitéé.cd, www.7sur7.cd ,www.volcannews.com, www.depeche.cd, www.émergenceplus.rdc.com et tant d’autres sites,
Peut-être ce sont vos services, qui auraient oublié de mentionner les informations de la semaine dernière :
Des personnes ont été tuées dans le territoire de Beni à Mbau, et dans le territoire de Rutshuru vers le tronçon routier Rwindi-kibirizi.
Linsécurité est devenue comme mode de vie dans ce pays, je me rappelle ce quont fait dans le quartier kitulu en beni mbau, les rebelles ADF cest encore récent dans ma mémoire, cétait le 7 aout 2019, ils sont venus et ont égorgé population. Après avoir trouvé linformation vers 21h, je lai partagée avec ma mère ; maman des civiles viennent dêtre massacrés à beni, elle ma donné une replique qui ma fait réfléchir ; TENA ? Pour dire (en français, encore). Cette réplique de la maman prouve suffisamment que les actualités sur les massacres de populations sont devenues dans le quotidien de congolais.
Monsieur le Président, ceux et celles qui sont tués dans plus dun territoire à lEst du pays, sont aussi des congolais, ils nétaient pas sur un sol etranger, ils etaient dans leur propre pays, mais ont été abattus par des sadiques comme de brebis sans berger.
Monsieur le président, ceux et celles qui font la loi dans plus dune contrée dans cette province, la plupart sont des étrangers, ils endeuillent la population minute après minute, prière les traquer sans pitié
Si jamais vous oubliez, laissez-moi vous rappeler que la Province du Nord-Kivu est à lEst de la République démocratique du Congo,
Monsieur Le Président, c’est vous qui avez la commande de ce pays, le peuple veut vous voir actif.
Au moment où je vous écris cette note, ce qui se passe ou va se passer en territoires, de Beni, Lubero, , walikale, Masisi, Nyiragongo, à Goma reste encore dissimulé.
Monsieur le président,
Le sang de tous les innocents parlera un jour.
Vos services, ne vous ont jamais parlé de tout ce qui se passe dans ma province j’ai comme impression,
Monsieur le Président,
Le peuple attend beaucoup de vous, votre implication personnelle est vivement souhaitée.
Des milliers de congolais sont tués, non par la malaria mais par la machette,
Des milliers de congolais sont morts non la fièvre typhoïde mais par un virus qui se nomme Ebola,
Monsieur le Président,
La sécurité et la santé devraient être vos priorités
Il y a des vies à sauver aujourd’hui, demain ça sera tard.
Pensons et passons aux choses sérieuses aujourd’hui.
Il y a des vies à sauver.
C’est toujours chez nous où les gens meurent et aucune enquête n’est ouverte pour identifier les coupables.
C’est toujours chez nous les groupes rebelles peuvent faire dans une Zone plus de 10ans en faisant leur loi, sous l’il impuissant de ceux là qui sont sensés instaurer l’autoritéé de l’État.
C’est dans ce pays où les colonels, généraux au sein des FARDC sont dans des activités commerciales dans des zones rouge comme Beni au lieu d’adopter des nouvelles stratégies pour mieux traquer les rebelles.

Monsieur le Président Félix Antoine Tshisekedi,
Je pense avoir écrit l’essentiel,
Qu’il vous plaise de prendre en considération la présente note.
Prince bagheni Kasero congolais averti, Journaliste prévenu de Goma.
princebagheni1@gmail.com

Dido Kayembe/DEPECHE.CD